Après ces quelques articles sur son chef (à retrouver en lien plus bas), il convient de vous donner toutes les informations pratiques nécessaires pour finir de renseigner ceux qui pourraient être tenter.
Coordonnées:
Château d'ISENBOURG
Route de Pfaffenheim
68250 ROUFFACH
Tél: 03-89-78-58-50
Site: http://www.grandesetapes.fr/fr/Chateau-hotel-isenbourg/
Tarifs du Restaurant "Les Tommeries":
Menu-déjeuner: 31 € (entrée-plat-dessert) ou 46€ avec boissons.
Menus: 57 € (entrée, plats (choix), fromages et dessert).
73 € (3 plats, fromages, dessert).
Carte: 19-33 € (entrées)
28-41 € (plats, poissons ou viandes)
14-15 € (fromages ou desserts)
Quelques plats à la carte:
Pressé de foie gras et pigeonneau, marmelade de fruits secs et caramel de vin chaud.
Noix de St Jacques rôties, patates douces crémeuses et croustillantes, écumes orange-épices.
Filet de chevreuil en croûte de noix, tour croustillante au potimarron, sauce poivrade.
Coing poché, crème de noix et coulis d'églantines.
Vins: 7-14 € (vins au verre)
40-60 € (moyenne des bouteilles intéressantes d'Alsace)
60-100 € (moyenne des bouteilles intéressantes des autres régions)
Quelques jolis choix en Alsace et dans les bouteilles prestiges, dont quelques Champagnes rares,
mais la carte des vins est dans son ensemble, d'un tarif assez élevé.
Exple de menu 3 plats + desserts de Fév 2012, dégusté par Les Secrets d'Epicure (suivre le lien ICI)
Interview ITC du chef Guillaume Hannauer, par Les Secrets d'Epicure (en lien ICI)
Tarif des chambres:
Classique: 115 à 160 €
Tradition: 200 à 260 €
Supérieure: 244 à 335 €
De Luxe: 350 à 480 €
Suite: 435 à 600 €
Selon la saison, possible tarif bien plus avantageux en prenant une des nombreuses formules proposées.
Petit déjeuner: 24 €/pers
Demi Pension: 90 €/pers (Petit déj + dîner à la carte sans les boissons)
Divers:
Belle piscine extérieure et piscine intérieure assez petite.
Petit jacuzzi avec superbe vu sur le Grand Cru Vorbourg.
Terrain de tennis - Vélos disponibles
Spa "Asian Villa" avec possibilité de massage et de soins.
Ouvert 7j/7 et toute l'année.
Infos mise à jour en Février 2012
Le Blog d’Épicure
Articles guide gastronomiques et œnologiques Restaurant, viticulteur, épicurisme, grands vins, beaux plats, meilleurs adresses.
vendredi 17 février 2012
jeudi 16 février 2012
Riesling 2008, Clos Saint Landelin Gd Cru Vorbourg, Domaine René MURE, La richesse se fait puissance
Je continue à me recentrer avant de mieux me disperser ces
prochains mois, honneur donc à mes fameux voisins, le Domaine Muré, sis sur un
terroir qui mérite une attention toute particulière de la part des amateurs de
puissance.
Ce vin a la robe un peu trouble au départ, avec de très
fines particules en suspens sans doute dû à la température très basse de ma
cave et à l’agitation de la bouteille. Mais tout ceci s’éclaircit bien vite
pour présenter une robe d’or gris, diaphane et légèrement irisé, du plus bel
effet.
Le nez, après une première attaque à l’acidité puissante, se
développe sur une idée de grès en grains, à croire que la vigne plonge en plein
cœur de la roche mère. Je n’avais encore jamais ressenti cela avec autant de
précision dans les vins de ce Domaine, en tout cas l’effet est vraiment
formidable.
Au bout d’un temps, on retrouve une belle tenue et de l’essence d’agrumes,
des zestes et du végétal triomphants.
La bouche est intense et phénoménale de fraîcheur et de
vivacité, elle décline des notes de pamplemousses et une idée de lichens
fossilisés. Elle a de la sève, est percutante et mentholé et se civilise avec le temps, tout en
continuant à se tendre comme un arc (en terre).
En puissance et en précision, car millésime mythique pour
les vins secs aidant, ce vin à tenu plus de 48hrs, carafé, sans perdre aucune
de ces caractéristiques et de ses qualités.
Un immense vin de garde (10 – 25 – 50 ans ?), à n’en
pas douter.
mercredi 15 février 2012
Interview ITC, Guillaume Hannauer, chef du Château d'Isenbourg
Commençons encore un nouveau chantier, une nouvelle rubrique
qui devrait accueillir quelques interviews sympathiques des acteurs du milieu du
Grand Epicurisme.
Quelques chefs, des vignerons, et tous les autres auront leurs
places ici, surtout ceux qui ne sont pas assez sous les feux de la rampe à mon
goût et qui pourtant mérite aussi, comme tout le monde, leur part de lumière.
Commençons tout naturellement par un voisin, Guillaume
Hannauer, chef au Château d’Isenbourg.
- Présentez-nous votre parcours dans la profession et ses moments-marquants :
La plus
importante fût sans doute mon passage de plus d’un an, en 2003, à la Pyramide à
Vienne ; travaillé sous les ordres de Patrick Henrioux et dans les murs de
Fernand Point, ça vous marque un chef !
Mais je garde de bons souvenirs également
de mes passages chez Jean-Pierre Jacob au Bourget du Lac et à Courchevel ainsi
que de mes postes aux Etats Unis pendant 2 ans.
J’aime les chefs assez ‘’simples’’, plus pédagogue que
beuglard, et notamment ceux qui sont toujours disponibles pour former les
jeunes, en clair ceux plus présent dans leur cuisine que dans les médias.
- Quelle est la saison et les produits de cette saison que vous préférez travailler ?
J’adore le potimarron, la truffe, le topinambour, et de tout ça je ferais bien un super risotto !
On pourrait aussi bien prendre le potimarron, le faire confire au
four avec un talon de jambon et en faire une purée bien liée, escorter par un
joli filet de dorade, ou pourquoi pas de quelques tranches de st jacques et truffes
en montage.
- Donnez-nous un petit conseil de chef, pour améliorer notre cuisine de tous les jours.
- Conseillez-nous un nom à suivre, une "nouvelle" table où se faire plaisir.
Entre 25 et 40€ le menu pour une cuisine sudiste de ce niveau, c’est une superbe affaire !
- Parlez-nous d'un bon fournisseur avec qui vous travaillez et qui n'est pas assez reconnus à vos yeux.
- Pour finir de nous mettre en bouche, donnez-nous votre vision d'un moment-épicurien.
Interview ITC de Guillaume Hannauer, réalisé le 02/02/12 par Antoine Mantzer, Les Secrets d'Epicure.
mercredi 8 février 2012
Retour à Isenbourg !
Les adresses les plus proches sont souvent oubliées par ceux dont le regard porte au loin.
Ainsi le Château d’Isenbourg - la table gastronomique la plus proche de mon domicile - ne me voit pas souvent ces derniers mois. Il était grand temps de changer cela, déjà car ce ne sont pas certains petits désagréments qui vont gâter mon appétit et mes ressentis, et aussi car j’aime assez la cuisine d’instinct et d’instant de son chef Guillaume Hannauer, bien installé dans ses saisons.
On commence alors très justement par un amuse-bouche qui est un peu plus que ça, en effet ce carpaccio de Lotte mi-fumé est des plus justes. L’huile de curry dans lequel il a mariné lui donne assez d’accent pour être plaisant et l’accord avec le fumé-léger lui permet de nous ouvrir les envies.
La suite c’est une raviole de queue de gambas dans une émulsion de beurre noisette, dans lequel est versé un velouté d’artichauts. La raviole est top, très gourmande malgré le côté immanquablement insipide de l’exercice, d’autant que l’émulsion est tellement aérienne, que le beurre noisette n’est qu’évoqué. Mais le velouté d’artichauts fait des petites merveilles et donne un relief terrien à ce plat tout en retenue, ce qui n’est pas un blâme à mon goût.
D’autant plus qu’en matière de gourmandise, les plats qui suivent n’en manque pas, avec deux jolies langoustines, à la cuisson parfaite (moelleux dedans, légèrement croustillantes dehors) , et non-servies avec leurs boyaux, comme trouvé dernièrement chez un étoilé. Ces belles bêtes sont posées sur une tombée d’oignons caramélisés, escortées d’un espuma de pomme de terre et de quelques tranches de vraies truffes.
Dis-comme ça ça à l’air simple et évident, mais un plat avec des langoustines, de la pomme de terre et des oignons confits, il fallait le faire pour faire rimer les textures. La truffe égaie l’espuma, plus proche de la purée, qui se réjouit des oignons ; les queux de langoustines se suçotent du bout de doigts et les dernières cuillères qui compilent les goûts font définitivement oublier le froid sibérien qui sévit à l’extérieur et la salle un peu datée, aux charmes pourtant certains.
Et ce n’est pas le plat de viande suivant « Le filet en mille-feuille de foie gras, artichauts crémeux et croustillants, jus corsé » qui va nous faire sortir du chemin tracé. La viande est intercalée de généreux morceaux de foie gras justement réchauffé par la cuisson.
Le jus est bien là même s’il pourrait encore être plus racé, mais la colonne du plat c’est cet échange entre la gourmandise de la viande et l’amertume réjouissante de l’accompagnement. La purée mais surtout les chips d’artichauts semble être un pendant parfait au reste et fait un sacré beau mariage.
Et comme souvent en pareil cas, on regrette de ne pas l’avoir pris à la carte pour en avoir plus encore…
Mais qu’à cela ne tienne, le dessert arrive, pas le temps de se plaindre sur son triste sort (vous en conviendrez…), alors on plonge la cuillère dans ce montage aéré de chocolat, café, marron, caramel, et croquants divers. Difficile de pas toucher juste avec ces composantes, et ce dessert est juste assez frais pour ne pas en rajouter et nappe les papilles d’un voile de saison.
Le jeux des couches en fait un dessert de bon aloi, bien réalisé et qui termine parfaitement ce repas de fête dans ce Château posé en plein cœur des vignes alsaciennes.
mardi 7 février 2012
On est tous des Omnivore(s) !
Quoi ! vous n’aviez jamais entendu parler d’Omnivore ?! ….pauvre de vous…vous passez à côté de tout le dynamisme d’une époque, gourmande par choix, épicurienne par nécessité. Car ils sont de ceux qui donnent des idées et pas mal d’envies à tout ce que l’Europe compte de gourmets impénitents.
Et comme il ne faut pas compter sur eux pour s’arrêter là où on les attend, les voilà désormais à la conquête du Monde. Car Omnivore c’est aussi une superbe machine à créer des moments-mémorables-à-table et c’est là que le pont se fait entre nos deux entités.
Bien sûr je sais garder ma modestie toute provinciale et mes prestations et clients secrets, mais je dois vous avouer que je suis admiratif devant l’énergie déployée par cette équipe pour tenter ses concitoyens. Avec, entre autres, chaque mois, des dîners 100% : « Black » ou « Cochon » ou « Cercle Polaire », ou le prochain « Japon » (le 20 Février), qui se passe à Paris, au 104 !
Pour 39€ tout compris, ils organisent donc des Battle d’idées et des joutes de chef sur-boosté, sur un thème actuel, et donnent presque 4 plats et autant de verres de vins à déguster aux food’junky d’ici et d’ailleurs.
Et d’ailleurs, Paris ne leur suffit plus, et ils se jettent désormais à la face du Monde en un On World Tour en 12 villes, et autant de festivals,(Ne loupez pas le teaser ICI) pleins de Cook-shows intenses, de soirées échevelées et surtout de « F***ing Dinners » dont la seule appellation est un délice en soit, en tout cas moi j’applaudis des deux mains.
Et si j’étais vous, mes chers lecteurs expats ou simplement étrangers, je suivrai les dates de la tournée. A Genève, Paris (11-13 mars), Bruxelles (18-21 mars) certes, mais aussi à Istanbul, Sydney ou Shangaï (12-14 juin), je suis sûr que vous allez passer un moment énôôôrme autour de ces divins plaisirs de bouche…
Mais Omnivore c’est surtout un guide qui, depuis presque 10 ans, se bat et défriche le paysage à grand coup de goût et d’abnégation dans leur quête des meilleures adresses de la « Jeune Cuisine » en une sélection capable de vous faire prendre la route dans l’instant pour vous installer à une table recommandée.
Même si pour moi le meilleur des guides se doit d’être d’humain et personnalisé, force est de constater que celui-ci est sans doute celui dont je suis le plus proche : pas de note, pas de classement, juste de l’information et de la tentation, c’est tout ce qu’il nous faut pour nous jeter sur les chemins gourmands.
Alors oui, on est Tous des Omnivore(s), sauf que certains ne le savent pas encore...s’ils s’en trouvaient chez moi, je pense qu’ils ne passeront plus à côté, sans y goûter désormais.
jeudi 2 février 2012
Le festival de Mr Jung à Colmar
Le Festival Emile Jung à la sauce colmarienne est désormais terminé, et s’il n’y avait qu’une chose à en retenir, ce serait : que cela fait du bien de retomber dans un peu de pure classicisme !
C’est un peu comme de retomber en enfance, de retrouver ses madeleines, de les faire remonter à la surface, et de s’en régaler.
Car si le classicisme évoque pour certains quelques vieilleries, pour d’autres, dont je suis, c’est surtout une belle occasion de re-travailler ses fondamentaux. Comme avec cette entrée-simplicité par exemple, ce « Millefeuille de St Jacques et tourteau à l’avocat », avec un tourteau fort en goût mais qui s’agrège totalement avec une purée avocat doucereuse (douce/heureuse).
Le tout est juste surmonté d’une simple corolle de noix de st jacques ainsi que d’une julienne de légumes croquants et d’allumettes du même métal. C’est simple, ça touche au but et cette entrée en matière n’a aucun besoin de l’appellation millefeuille pour captiver nos palais contemporains.
De toute façon on l’avait compris dès le départ, avec cet impeccable menu très intelligemment tarifé et fort bien préparé. On s’en était régalé dès début janvier (pour le déguster à nouveau, suivez ce lien ICI), et après ça, impossible de ne pas essayer de revenir en deuxième semaine.
D’autant plus que le menu suivant a encore accentué ce retour vers le futur, avec en entrée un flan de cresson aux cuisses de grenouilles - dans la pure tradition 3zétoiles régionale - avec sa texture tremblotante mais surtout avec la légèreté d’une mousse prise. Le goût du cresson est justement dosé et les grenouilles arrivent en contrepoint pour donner le peu de mâche nécessaire à la mise en appétit.
Car il faut faire place à la suite, en effet le pari semble de taille de servir à un maximum de monde un « Pieds et oreilles de porc truffés, sauce madère et cœur de chou brisé », et comme souvent avec les paris Nasti, ça réussit ! Autour de moi, des jeunes et moins jeunes s’en pourlèchent les babines.
Alors bien sûr il reste quelques cris horrifiés de jeunes demoiselles découvrant la carte, des commentaires fébriles de ceux qui n’ont plus l’habitude de se coltiner à ses bas-morceaux qui font les hautes sensations.
Mais nous on se jette dessus, on ouvre ce paquet grivois, on y plonge la fourchette pour en extraire un mélange de viande et de bon’gras, qui avec la sauce madère touche au cœur, et qui se mêle joliment avec quelques lentilles et le choux qui font un accompagnement parfait de ce plat totalement ravigotant.
Bien sûr les plus fragiles de mes voisins de table se jetteront plutôt sur le « Canard Colvert en venaison » à la carte. La viande est alors bien plus saignante, et la sauce plus riche encore, mais cela est justement contrebalancé par le croustillant d’artichaut et la purée de céleri qui font un complément des plus intelligents quand les parfums bruts du plat sont si robuste en face.
Alors vous l’avez compris on est nombreux à avoir pris du plaisir à se baigner dans le classique, dans cette cuisine réfléchie, cette cuisine aux senteurs d’un passé toujours bien présent et qui annonce, espérons-le, un futur alsacien radieux, au Côté Cour comme ailleurs.
mardi 31 janvier 2012
Une année sans chasse à la Truffe Sauvage
Cette année je ne descendrai pas caver mes propres truffes, ni celles de quelques clients (triés sur le volet) pourtant ravis de l’occasion. Too fast to live, et mille et une petites choses qui font les grandes journées en ce moment pour bouger au pays du diamant noir.
Je ne verrai donc pas la place de la Mairie de Carpentras, envahit dès les premières odeurs de l’aube par un fumet à la sauce Pomerol-évolution.
Je ne sentirai donc pas cette excitation matinale, ces official-vendeurs à la sauvette, portant discrètement, du mini sachet plastique au sac en toile de jute de je’ne’sais’combien de kilos. Et tous ces tarins entraînés, humant là-dedans pour trouver la pépite rare ou mépriser les voleurs à chinoises…ceux là aussi vont me manquer.
Je vais donc également rater le plaisir d’un œuf brouillé et d’un coup (ou deux) de rouge du Ventoux à 7hrs du mat ; un de ces grands petit-déjeuner qui reste marqués longtemps et dont les effluves, dans le froid sec des murs Carpentrassiens, gardent toutes leurs intensités dans nos esprits enjoués.
Heureusement pour moi j’ai encore quelques envoyés bien spéciaux, qui après m’avoir fait découvrir ces plans et les bonnes personnes il y a longtemps, vont sur place me ramener quelques centaines de grammes de 2011-2012 - mieux que celles de l’an passé d’après mes infos - pour ma conso perso.
Il faut dire que ces petites sauvages là sont une des plus agréables addictions qui soit, pas de crise de manque mais d’envie avec elles, et des pièces d’une Nature divine qui chaque année remet le couvert pour les gourmet-gourmands, avides de sous-bois prégnants et d’extrait de jus de terre caillouteuse et enchênée.
Sur les chemins gourmands, en quête de mélano de plusieurs terroirs, ils finiront leur quête, comme il se doit, par la folie Richerenches, ou luberons et luberonnes en goguette, croisent des paysans descendus annuellement « à la ville » ; qui croisent eux-mêmes les acheteurs au long cou (pour scruter partout), qui croisent la police nationale, trop occupée à surveiller les liasses baladeuses de ce mythique marché noir qui donne du goût à mes repas du dimanche soir.
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